Réalisée par Mathilde Rebullida avec le « Ring d’animation » le résultat est une prouesse technique !

Patiente, minutie et créativité ont été de mise et le résultat n’est pas qu’un hommage au Festival, c’est un hommage au cinéma « tout court » !

« Avec Ben Walter, le monteur de la bande annonce, nous avons cherché une esthétique qui pourrait faire écho au travail de Michele Ciulla, l’artiste qui a fait le visuel de la 20ème édition. On cherchait à reproduire cet aspect un peu griffonné, esquissé de l’affiche. Le problème, c’est que je ne sais pas vraiment dessiner, un vrai handicap quand on veut faire de l’animation ! Mais avec le sable au contact de la table lumineuse, les formes et les reliefs m’apparaissent naturellement. Je dirais que je crée mes images davantage avec de la lumière qu’avec le sable lui-même. Éclairé ainsi, le sable se rapproche du fusain… et donne l’illusion ! » explique Mathilde Rebullida.

Mathilde Rebullida

Mathilde Rebullida travaillant sur le Ring d’animation

Intervenante en Cinéma, titulaire d’un master en esthétique audiovisuelle, Mathilde Rebullida mène depuis 8 ans des ateliers d’éducation à l’image (au Carrousel du film de Rimouski au Québec, au sein de l’association Héliotrope à Nice ou encore à la Cinémathèque de Toulouse). « Je me suis tournée vers le cinéma d’animation un peu par hasard, grâce aux enfants. C’est en faisant avec eux que j’ai eu envie de faire. Je suis juste curieuse, j’avais envie d’essayer… », explique-t-elle.

Avec le jeune public, elle réalise aussi des courts métrages de fiction, des documentaires, des films expérimentaux mais également des photographies et des programmations.

Intéressée par les techniques d’animation, elle crée elle-même ses outils comme support pour son imagination, à instar de la Mallette cinématique et le Ring d’animation, un banc-titre multiples conçu avec son père, Alain Rebullida et la réalisatrice Pauline Lebellenger.