/// Le local d’Héliotrope s’accorde au visuel de l’édition 2022 d’Un Festival C’est Trop Court! ; la vitrine se renouvelle !

Avec précision et créativité, l’artiste Denise Bernardo s’est de nouveau attachée à produire un décor onirique pour le siège de l’association. La récupération des matériaux, qui dessine une faune et une flore fantasques, célèbre une nature crépusculaire et contemplative résolument tournée vers l’espoir.

Visuel d’Un Festival C’est Trop Court! édition 2022, inspiré par le travail de l’artiste Michele Ciulla dans sa série de peintures « Les Idoles ou Les Gardiens »

Cette grande baie vitrée encadrée de rideaux et envahie de cadres dans le cadre révèle sa véritable nature d’écran de cinéma, ouvrant d’un côté sur la vie urbaine, de l’autre sur les allées et venues des cinéastes, adhérents, et amateurs de tout horizon. Les cinéphilies s’y concentrent comme au Festival : un roman de David Lynch côtoie les archives de l’ESRA, et toujours la bobine de pellicule berce le regard par ses rondeurs, appel au fantasme d’un cinéma artisanal.

Une fenêtre-écran, oui — dominée par le calme songeur de ce chien-loup inspiré du travail de Michele Ciulla. L’animal, séculaire, s’abstrait du chaos de la ville. Il nous invite, à travers la cascade d’un rideau blanc, dans un espace serein, dédié à l’indépendance d’esprit, mais aussi à l’esprit de meute, à la famille cinématographique qu’est le Festival. Sa pose de sphinx, énigmatique, convie le passant-spectateur dans un imaginaire doux et mélancolique. Les pages de livres qui composent sa fourrure sont indéchiffrables, aussi inaccessibles pour l’esprit que les papillons aux ailes calcinées, qui sortent des cendres pour appeler au rêve. Le Festival, cette année, se concentre sur l’écriture, sur le pouvoir du mot dans toutes ses formes : une fenêtre-écran, d’abord, mais aussi une vitre-page.

Héliotrope est donc fière, cette année, de vous présenter une vitrine qui présage de la liberté, du rêve, de la communion.

Les artistes :

Denise Bernardo da Silva est photographe publicitaire d’origine brésilienne. Après avoir étudié à l’Institut Européen de Design et à l’école Riccardo Bauer de Milan, en Italie, elle collabore de nombreuses années avec le photographe culinaire Renato Marcialis. Elle se spécialise en parallèle dans des productions de scénarios et de décors. 
Depuis Nice où elle réside actuellement, son travail reflète de multiples influences, entre Brésil, France et Italie. Son parcours est depuis toujours lié à la créativité, à l’innovation, à l’artisanat et à la recherche de nouvelles formes d’expressions artistiques et visuelles.

Contact : denisebernardo@hotmail.com

Né en 1983 en Sicile, Michele Ciulla cultive un intérêt ancien pour l’image, le dessin et la photographie. Il étudie entre 2002 et 2007 à l’Académie des Beaux-Arts de Palerme en Italie, puis à l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, où il approfondit la technique photographique.
En 2010, par le biais d’une mobilité européenne, il rejoint l’équipe d’Un Festival C’est Trop Court!. Il y expérimente la programmation et officie en tant que graphiste. Installé depuis 2014 à Sanremo, il conserve un lien vif avec la ville de Nice. Artiste polyvalent, sa pratique artistique repose principalement sur la photographie, à laquelle il associe le dessin et la peinture.

Contact : info@micheleciulla.com