Revue de presse

Court Bouillon

Le Dimanche 16 octobre, nous avons eu la chance d’assister à la séance thématique : court bouillon. Un joli mélange de courts métrages sur le thème de la cuisine et de l’alimentation.

Grâce à un partenariat avec Harmonie mutuelle, la séance nous a été proposé gratuitement et a fini en beauté par la dégustation d’une soupe aux potirons, à base de produits locaux bio et de saison.

La séance comprenait 6 court métrages, tous réalisés en France excepté « Dinner for few », un court métrage d’animation américain. Ils datent des années 2010 comme des années 50 mais représentent tous avec succès le rapport des hommes à l’alimentation mais également les impacts qu’elle implique par rapport à la vie et la société.


On commence avec « Dinner for few », court métrage d’animation réalisé en 2014 par Nassos Vakalis. Critique de la société actuelle à travers la symbolique du dîner. Le gaspillage des ressources, les inégalités sociales, et l’apathie générale du monde sont tous des sujets abordés avec pertinence dans ce court.

On enchaine sur un ton un peu plus léger avec « Le dernier jour d'un condamné », fraicheur et humour sont de rigueur dans ce court d’animation réalisé par des étudiants de l’école Gobelins. Il aborde, à travers l’histoire d’une étudiante et son futur diner, un homard, la relation ambiguë des hommes avec les animaux, tantôt nourriture, tantôt animaux de compagnies.


Avec son nom insolite, « Charlotte et son steak » le prochain court métrage, a été réalisé par Eric Rohmer en 1951. Avec l’aide de Jean Luc Godard, qui est également un des acteurs principaux, Rohmer réalise un film poétique sur les relations amoureuses. A travers un repas précipité et non apprécié, mais dont Charlotte ne peut détacher son attention, on comprend la nature d’une relation spéciale entre les deux personnages.

Pour le 4ème court, on choisit « Le Homard » d’ Artus de Penguern réalisé en 1995. Avec un ton très humoristique, nous prenons la place d’un homard prêt à être cuisiné. On assiste alors à une scène particulière, témoin impuissant des relations humaines, on prend un certain recul sur les Hommes. Ponctué de légèreté et de malice, les spectateurs rient et applaudissent tous gaiement à la fin.


On entame ensuite un court métrage captivant et mélancolique. « Leftover » réalisé par Tibor Banockzi et Sarolta Szabo joue sur le jeu de mots des « leftovers », les restes alimentaires, et les laissés-pour-compte. Anorexique, chasseur, vieille dame ou prisonnier, tous mangent (ou ne mangent pas) seul. On analyse ce rapport à la nourriture et à la solitude avec 7 histoires différentes.

On finit en beauté avec un court métrage cynique et juste sur les relations familiales : « Le Repas Dominical ». Réalisé en 2015 par Céline Devaux, le court nous fait rire et nous raconte à travers le repas dominical traditionnel, la complexité des relations parents/enfants. Associé à un graphisme atypique mais particulièrement adapté, on aime le franc-parler du personnage principal qui fait rire aux éclats les spectateurs.


Une note charmante pour finir cette séance, qui se terminera autour d’un buffet digne de ces courts métrages.


Article rédigé par Marine Pognot